© Olga de Soto

MIRAGE

Le mirage est un phénomène optique dû à la réfraction atmosphérique, qui perturbe la trajectoire rectiligne des rayons lumineux traversant des couches d’air de températures différentes. Cette déviation des rayons donne l’impression que l’objet que l’on regarde, inversé, est à un endroit autre que son emplacement réel. Cette projection est visible pour les yeux ; l’image déplacée n’est pas juste une illusion optique due à une interprétation erronée de notre cerveau, elle n’est pas une hallucination, elle existe réellement en tant que reflet « fantôme ».

C’est cette idée d’image déplacée prenant forme dans les airs qui est à l’origine de ce projet, dans lequel je souhaite réinvestir le corps et explorer la possibilité d’une partition double, afin de donner forme à un objet scénique fait de corporalités et de dynamiques visibles, tout en m’appuyant sur des images et des dynamiques invisibles, mentalement projetées. Reprenant mes recherches sur le mouvement et l’exploration des sous-textes comme moteurs possibles de l’action corporelle, ainsi que l’étude des dynamiques et états de corps, je souhaite poursuivre mon travail plastique et mes recherches sur la perception, et ce, entourée d’une équipe de cinq danseurs.seuses.

Reprendre un fil, un trajet, une démarche physique dans cette danse qui palpite encore, afin d’investir une danse portée, projetée, déportée. Sonder ainsi les chemins sensoriels afin de générer un élan de l’intérieur vers l’extérieur et osciller entre le mirage et son interprétation, pour entrer dans un champ métaphorique dont la dimension pourrait être autant d’ordre politique que philosophique.


DOSSIER COMPLET sur demande


Si le documentaire a fait partie, brillamment, de nombre de ses récentes pièces, la danse pleine et entière s'offre dans Mirage, dont les éléments plastiques ont été conçus avec la complicité de Sophie Whettnall. [...]

Loin de s'imposer, le dispositif s'intègre subtilement à la chorégraphie, à ce groupe et ces femmes, à leur mouvement fait de propulsion et de relâchement. Au temps aussi, ingrédient majuscule de cet opus. La force de Mirage, son intense et discrète élégance, tient dans la formidable générosité avec laquelle la pièce invite chacun dans son espace-temps.

Marie Baudet, “Mirage" ou l'infinie générosité de l'espace-temps, La Libre Belgique, 25 février 2019


production Niels Production
coproduction Charleroi danse — Centre Chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Bruxelles), Le Vivat - Scène conventionnée d’intérêt national pour l’art et la création (Armentières), Pôle Sud - Centre de Développement chorégraphique (Strasbourg), ICI—Centre chorégraphique national Montpellier - Occitanie / Direction Christian Rizzo (Montpellier)
avec le soutien de Fédération Wallonie-Bruxelles — Service de la danse, Wallonie-Bruxelles International et Grand Studio (Bruxelles)
résidences de création La Raffinerie - Centre Chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Bruxelles), Pôle Sud (Strasbourg), Grand Studio (Bruxelles)

concept, chorégraphie et documentation Olga de Soto
interprétation Albane Aubry, Edith Christoph, Talia De Vries, Meri Pajunpää et Maria de Dueñas Lopez
éclairages Philippe Gladieux
création sonore Benoît Pelé
musique Fausto Romitelli, An Index of Metals (extraits), enregistrement interprété par Ictus, dirigé par George-Elie Octors / Cypres Records
éléments plastiques Sophie Whettnall en collaboration avec Olga de Soto
costumes Line De Munnynck

première : 22 et 23 février 2019 à Charleroi danse, La Raffinerie, Bruxelles.


© Stanislav Dobák